Merci

Un immense MERCI pour tous les messages laissés sous mes poèmes...

Ce sont autant de traces d'amitié qui scintillent au fil des jours..
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dimanche 16 novembre 2014

Photos:...Canada...Kouchibouguac, Bouctouche, Moncton...

La suite de mon voyage au Canada

(éteindre le fond musical du blog colonne de droite de la page pour écouter la chanson)


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Diaporama

Kouchibouguac
Bouctouche
Moncton





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Lien direct:

Au pays de la Sagouine

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Parc national de Kouchibouguac
Mosaïque de tourbières,marais salés, estuaires et forêts


Bouctouche, le pays de la Sagouine


 Moncton



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http://marie-aupaysdesimagesetdesmots.blogspot.fr/

cliquez sur l'image pour rejoindre la Sagouine

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 La Sagouine, un des grands personnages créés par Antonine Maillet
 est devenue la porte-parole de tout un peuple.
 Cette femme, d'origine modeste, 
possède une logique implacable et un regard pur et direct sur le monde.

À travers des mots vieillis, rares et poétiques, 
elle nous ramène à une chose primordiale: la dignité humaine.



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  « C'est point d'aouère de quoi qui rend une parsoune bénaise, c'est de saouère qu'a' va l'aouère. »

La Sagouine le dit toujours, la plus belle saison, c’est le printemps:
"Ben moi j'ai dans mon idée que pour qu'une parsoune vive contente, il faut qu'a' seye dans l'espouère de queque chouse de mieux...
ça fait que durant le printemps , on espère l'été...
On espère que veniont les coques, les palourdes, les beluets, les chaleurs, pis les pique-niques à Ste Anne et à Sainte Marie...
Tandis qu'au mois d'août, on espère pus rien..."

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"J'ai peut-être ben la face nouère pis la peau craquée,
 ben j'ai les mains blanches, Monsieur!" 
Ainsi parle la Sagouine 

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 "Pis vient un temps que tu jongles plusse parce que t’es pus aussi jeune que t’avais accoutume. Ça vient avec les années, ça la jonglerie. 
C’est peut-être parce que quand c’est que tu viellzis, t’as plusse de temps pour jongler… C’est malaisé à saouère..."

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" Parsoune s'en vient non plus laver nos hardes. Ni coudre, ni raccommoder.
 Ils pouvont, ben nous trouver guénilloux : je portons les capots usés qu'ils nous avont baillés pour l'amour de Jésus-Christ. 
Par chance qu'ils avont de la religion : ils pensont des fois à nous douner par charité leux vieilles affaires. Leux vieilles affaires et leux vieilles hardes qu'étiont neuves un jour que ça nous faisait rêver d'en aouère des pareilles. Je finissons par les receouère pour nous payer nos journées d'ouvrage, mais quand c'est que j'en avons pus envie. Quand c'est que t'as vu dix ans de temps un chapeau de velours sus la tête d'une femme, au coumencement tu le trouves ben beau et tu voudrais ben l'aouère. Pis il coumence à cobir pis finit pas ressembler une crêpe de boqouite. 
C'est ce temps-là qui te le dounont. Ils te dounont des châles itou quand c'est qu'ils se portont pus, et des bottines quand c'est la mode des souliers. Ça arrive même qu'ils te dounont deux claques du même pied, ou ben un manteau trop petit où c'est qu'ils avont louté les boutons. Ils pou vont ben trouver que je sons mal attifés."

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